"Je suis allé neuf
fois sur la lune...
Et une fois, j’ai mis mon pouce
sur la Terre.
Et depuis là-haut, on ne la voyait plus.
Tous les gens qu’on aime, ceux, ce qui comptent,
ce qui est important, on ne le voyait plus.
Et je me suis dit qu’on avait une chance inouïe, que la Terre était
magnifique, et qu’il y avait tant de gens qui se plaignaient d’être
là que ça en était incroyable.
La pollution se voit depuis la lune.
Les villes polluées, on les voit.
Sans parler de religion, je dis qu’on devrait savoir, ici, là,
qu’il y a quelque chose, quelqu’un, une force, un truc qui
fait que ça fonctionne, que ça tourne, que ça marche.
Et on se sent inclus dans tout ça. On se sent en osmose.
Et alors, je dis « merci ». »
Il y aura toujours des gens pour le nier.
Toujours des gens pour croire que tout ceci est du fait du hasard.
Toujours des gens pour penser, revendiquer, qu’il n’y a aucune
règle, que l’Humain a atterri là par hasard, telle
une pauvre bactérie, une pauvre poussière.
Toujours des gens pour croire qu’ils sont les plus malheureux du
monde, que leur malheur est sans commune mesure avec ce que d’aucun, à travers
son deuil, sa maladie, sa survivance, sa maltraitance, son injustice,
a pu vivre.
Toujours des gens pour faire valoir leur droit, leur religion, leur conviction,
leur histoire, leur pensée, leur nombril, leur croyance.
«Mais moi, depuis la Lune, j’ai mis mon pouce sur la Terre, et on
ne la voyait plus ».
Neil (non, pas Lens...) Amstrong.
