L'homme nouveau est arrivé !

L'homme nouveau est arrivé !  (mais chut, certains ne le savent pas encore...)

 

Non que cela représente un événement ponctuel, pour paraphraser la présentation du cru de l’année d’un célèbre vin, nous parlerons plutôt ici d’un avènement, d’un aboutissement, d’une presque apogée de l’homme moderne qui revient de loin ! 

 

Depuis plus de trente ans, soit presque deux générations, les femmes se sont vu reprocher leur éclatante révolution soixante-huitarde, au moins une « libération » certaine (il faut dire que le sexe dit faible avait pris un retard depuis…heu… toujours... Mais je ne me lancerai pas ici dans un discours féministe, politique ou religieux pour argumenter ou contre argumenter qui a raison ou tort.) En revanche, je me contenterai de commenter l’idée majeure émergeant de bon nombre d’études sociologiques reconnues et patentées : le « malaise », la quête d’identité de « l’homo sapiens modernus » face à cette nouvelle compagne. Les statistiques-études-comparatifs-chiffres-thèses-reportages nous brossaient ainsi le tableau d'hommes à la recherche d’un nouvel équilibre, d’une nouvelle image du «mâle».

Force est de constater qu’il semblerait qu’ils aient trouvé leur place.

 

Ce sont les 40-55 ans qui ont rencontré le plus de difficultés à réagir à la nouvelle donne afin de retrouver leurs marques. Attention mesdames, celui-là est le plus difficile à appréhender : il avait tout bâti pour son épouse et sa famille et il a souvent tout perdu, il a dû transiger, négocier, revoir ses rêves à la baisse, se voir traîné au tribunal. Ses illusions ont disparu avec les pensions alimentaires et autres prestations compensatoires mensuelles qui le laissaient ruiné et de plus amputé de ses enfants. Celui-ci a souffert, payé cher une liberté qu’il n’avait pas vraiment souhaitée. On lui avait demandé d’assumer le rôle du patriarche et on le lui a retiré en cours de route.

 

Ca tombe bien : on lui propose des produits miracles pour la repousse des cheveux, sa forme sexuelle, la douceur de sa peau, les implants pour des dents jeunes et éternelles, etc.. Il ne supporte plus les « prises de têtes », fuit les complications, les revendications, les mensonges et trahisons et si la situation se complique, il y met un terme immédiat pour se remettre en chasse ! Chez lui tout est organisé, pas question de bousculer le nouvel ordre établi : on prend un ticket comme au guichet et on attend son tour « s’il a le temps… » !

 

La génération suivante, celle des 20-35 ans, nous offre des hommes sensibles à la mode, à leur look, sensibles à leur santé, à l’environnement, sensibles tout court. Eux aussi fréquentent aisément les salons de beauté, de coiffure, de manucure, se laissent séduire sans que la démarche malmène leur ego. Ils peuvent assumer des sexualités différentes en les revendiquant en pleine lumière. Et même s’ils rêvent encore d’amour fidèle et de famille, ceux-là mettent davantage de temps à se « caser ».

Enfants de la première vague des divorces et des premières familles recomposées, ils ont appris à laver leur linge sans que tout soit déformé ni déteint, à faire leurs courses en comparant les prix, élever leurs enfants à temps plein ou à temps partiel, acceptent de rester à la maison pendant que leur compagne va gagner leur vie, savent s’organiser des temps « entre potes » et revendiquent clairement des moments pour eux.

Sensibilisés par une situation familiale conflictuelle dans l’enfance, ceux-ci s’attachent à leur rôle de père comme on rétablirait un équilibre. De nombreux témoignages font état d’un mal de vivre « chez les post- baby-boomers, mon adolescence et mon adulescence ont été marquées par d'importantes remises en question... » (extraits d’un forum sur Yahoo).

 

Et pour faire leurs premières armes, les 18-25 ans issus de la société de consommation à outrance, se dirigent d’abord vers « le plus facile » s’ils doivent consommer. Ainsi, la jeune fille qui serait un gage de bonheur futur mais qui présenterait quelques scrupules et états d’âme à « entrer dans le tas » en leur faisant clairement connaître ses intentions, se verrait coiffée au poteau par une qui serait plus directe même si elle doit présenter moins d’attraits au départ. L’heure est là la facilité !

 

En un mot comme en cent, mesdames, vous le vouliez, vous l’avez attendu, réclamé : le voilà le nouvel homme ! 

Je vous entends souvent me dire : « Mais où se cache-t-il donc ? ». Il est là : mais peut-être faut-il de changer votre regard et trouver le bon mode d’emploi !

 

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Note : il va sans dire que vous ne rencontrerez dans cet article que des généralisations : dans la vraie vie nous trouverons toujours des exceptions. 

 

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